Mon ex est-il bipolaire ?

Par Antoine Peytavin

Il y a trente ans, la psychiatrie ne parlait pas de troubles bipolaires mais de psychose maniaco-dépressive.

La forme la plus aigüe de bipolarité. Elle touche 1 à 2% de la population.

Depuis les années 1990, les troubles bipolaires sont cependant mieux connus.

On s’est rendu compte qu’ils étaient plus répandus qu’on ne le pensait.

Mais ils n’étaient pas diagnostiqués, et souvent confondus avec des dépressions ou masqués par d’autres troubles associés.

Cette maladie encore assez méconnue constitue pourtant, selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la 6e cause de handicap dans le monde. Nous allons ici dresser un « portait » des troubles bipolaires afin de permettre à des personnes, non professionnels, de mettre un mot sur une maladie encore méconnue.

Qu’est-ce que le trouble bipolaire ?

Dans la vie, il y a toujours des hauts et des bas.

Il est normal de se sentir heureux, triste ou irrité.

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Le trouble bipolaire, que l’on appelle également maladie affective bipolaire, est un état pathologique ; les personnes qui en sont atteintes, souvent qualifiées de « maniacodépressives », présentent des sautes d’humeur extrêmes, qui n’ont parfois rien à voir avec les événements qu’elles ont vécus.

Ces sautes d’humeur se répercutent également sur la façon dont la personne pense, se comporte et agit.

Le trouble bipolaire est tout à fait involontaire, et ne résulte pas d’une personnalité « faible » ou instable. Il s’agit d’une affection médicale qui peut être traitée.

Vous ou un être qui vous est cher peut-être atteint d’un trouble bipolaire.

Vous vous sentez peut-être isolé face à cette maladie, mais vous n’êtes pas seul.

En effet, environ un ou deux pour cent des adultes dans le monde en souffrent. Par ailleurs, le trouble bipolaire s’attaque tant aux hommes qu’aux femmes.

Les signes avant-coureurs du trouble bipolaire sont décelés de plus en plus souvent pendant l’adolescence et au début de l’âge adulte.

Cependant, plus la personne est jeune au moment où les symptômes commencent à se manifester, plus ces symptômes s’écartent du portrait habituel de la maladie.

On peut les attribuer à tort à un sentiment de détresse ou de rébellion typique de l’adolescence, et c’est pourquoi il arrive que le diagnostic de trouble bipolaire ne soit posé qu’à l’âge adulte.

Le trouble bipolaire est un trouble épisodique (récurrent). Il comporte généralement trois états :
1. un état d’euphorie ou d’agitation, appelé « manie » ;
2. un état de dépression ;
3. un état de bien-être, pendant lequel la plupart des personnes atteintes de ce trouble se sentent normales et fonctionnent bien.

Les symptômes de la bipolarité

Il arrive qu’une personne semble anormalement et continuellement exaltée, irritable ou euphorique pendant au moins une semaine.

Si ce changement d’humeur s’accompagne d’autres symptômes, cette personne présente peut-être un état maniaque typique d’un trouble bipolaire.

Les personnes en état maniaque ne se sentent pas toutes heureuses ou euphoriques.

Elles peuvent être très irritables, ressentir une colère intense ou présenter un comportement perturbateur et agressif.

Les symptômes qu’éprouvent les personnes en état maniaque ne sont pas tous reliés à l’humeur. En effet, elles doivent éprouver au moins trois des symptômes suivants :

Sentiment exagéré d’estime de soi ou idées de grandeur

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Réduction du besoin de sommeil La personne se sent reposée après quelques heures de sommeil. Parfois, elle ne dort pas du tout pendant des jours ou même des semaines.

Hyperactivité La personne intensifie ses activités sociales au travail ou à l’école ou paraît très active et débordante d’énergie.

Manque de jugement La personne ne peut maîtriser ou planifier ses actes.

Elle est plus excitée sexuellement, intensifie son activité sexuelle et choisit ses partenaires sexuels avec moins de prudence.

Il peut en résulter une grossesse non désirée, la contraction d’une maladie transmise sexuellement, un sentiment de culpabilité et une perturbation de ses relations.

Symptômes psychotiques La personne peut délirer ou perdre contact avec la réalité. Elle peut avoir des hallucinations

Humeur déprimée Ce que ressentent les personnes déprimées s’écarte beaucoup de la simple tristesse.

En effet, la plupart d’entre elles se disent incapables d’être tristes, et bon nombre ne peuvent pleurer.

Le fait de retrouver la capacité de pleurer représente souvent un signe d’amélioration.

Perte d’intérêt ou de plaisir à l’égard d’activités normalement appréciées

Perte ou gain de poids

Perte d’énergie Les personnes déprimées ont de la difficulté à vaquer à leurs travaux quotidiens. Il leur faut plus de temps pour remplir leurs tâches personnelles ou professionnelles parce qu’elles manquent d’énergie et de motivation.

Dévalorisation et culpabilité Les personnes déprimées manquent parfois de confiance en elles. Elles sont incapables de s’affirmer et éprouvent un profond sentiment de dévalorisation. Souvent, elles sont obsédées par des événements de leur passé.

Une personne bipolaire peut-elle « guérir » ?

Malheureusement, le trouble bipolaire demeure incurable. Cependant, comme les problèmes physiques tels que l’hypertension et le diabète, cette maladie peut être gérée et maîtrisée efficacement grâce à un mode de vie sain et à des traitements.

Le rôle des médicaments dans le rétablissement

Les médicaments représentent la pierre angulaire du traitement du trouble bipolaire, car ils sont nécessaires pour que le patient retrouve son bien-être.

Plusieurs médicaments sont couramment prescrits pour le trouble bipolaire.

Les médicaments ont pour rôle d’éliminer vos symptômes et de prévenir leur récurrence.

Pendant combien de temps faut-il prendre des médicaments ?

Le trouble bipolaire présente une forte récurrence. Sans traitement, la plupart des personnes atteintes auront une rechute environ deux ans plus tard. Les médicaments font plus que traiter les symptômes, ils les empêchent de revenir.

Conseils pour prévenir les rechutes et favoriser le bien-être :
Renseignez-vous à fond sur votre maladie. De nombreuses ressources sont à votre disposition, qu’il s’agisse de publications écrites, de vidéos, de groupes de soutien ou d’Internet.
Adoptez un mode de vie sain.

Ne prenez ni alcool ni drogues, car elles augmentent le risque de rechute.

Adoptez un régime alimentaire sain. Des recherches ont également démontré que faire de l’exercice régulièrement peut améliorer l’humeur.

Adoptez aussi de bonnes habitudes de sommeil, surtout en voyage, en vacances ou lorsque vous devez travailler pendant de longues heures.

Essayez d’aller au lit à la même heure tous les soirs. Évitez les activités stimulantes peu avant l’heure du coucher.

Le stress est inévitable ; trouvez donc de nouvelles stratégies pour vous y adapter.

Bien des gens ne recourent qu’à une seule stratégie d’adaptation. Essayer de trouver des stratégies qui vous aideront à mieux faire face au stress quotidien.

Obtenez le soutien de votre famille et de vos amis. Au tout début d’un épisode, on ne se rend pas toujours compte de ce qui se passe.

Si vos amis ou votre famille peuvent reconnaître les symptômes du trouble bipolaire, ils pourront vous aider à obtenir un traitement si nécessaire.

Comment gérer la bipolarité pour le conjoint

La relation de couple fait face à une passion amoureuse qui se transforme en violence de vivre quand les limites de la réalité heurtent les attentes mutuelles.

Les conjoints rapportent plusieurs malaises physiques (hypertension, étourdissements, angoisse, sensations d’étouffement, manque d’air) et au moins deux indices de dépression (fatigue, irritabilité, pleurs, insomnie). S’ajoute à cela une détresse psychologique élevée souvent occultée par le conjoint lui-même, son attention étant retenue par la maladie.

Le conjoint peut adopter un rôle de parent et glisser vers un contrôle de l’autre de plus en plus inconfortable. Habituellement, le conjoint souhaite limiter les dégâts et essaye de stabiliser la vie commune.

La rigidité du contrôle exercé par le conjoint tant sur le milieu que sur lui-même et sur le malade varie selon ses sentiments de sécurité personnelle, l’intensité de la maladie et/ou ses moyens financiers.

Des symptômes de fatigue se manifestent. Ils diminuent si on se réserve des activités extérieures à la famille. Si, faute d’énergie, le conjoint se limite à compenser les manques et ne trouve pas de moyens de se réaliser, il risque de rendre permanente une position de refus de vivre pour soi-même et de s’oublier au point où il devient pour lui impensable, dans cette situation, de chercher à se centrer sur soi, ses pensées étant entièrement mobilisées par la personne malade.

Vouloir rester proche d’une personne bipolaire signifie valoriser l’intensité et se trouver à l’aise dans des sensations fortes. Mais cette trop grande charge risque de menacer l’équilibre de l’entourage. Le choix d’abandonner l’autre est difficile à faire.

En conclusion, la bipolarité est une « maladie » et comme toute maladie, elle possède son traitement et des moyens de prises en charge. Des médicaments, ainsi qu’un suivi thérapeutique sont des atouts indispensables pour se donner les moyens de contrôler son trouble et pouvoir ainsi le stabiliser. L’article ci-dessus vous permettra d’analyser de manière plus concrète et, je l’espère, de reconnaître des personnes qui en souffrent et les aider au mieux.

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