Questions à Patricia Delahaie, auteur du célèbre « Ces amours qui nous font mal »

Par Antoine Peytavin

problèmePhilosophe et sociologue de formation, Patricia Delahaie est journaliste spécialisée dans les rubriques société. Elle a notamment été chroniqueuse pendant 6 ans pour l’émission Les Maternelles sur France 5. Elle est également l’auteur d’une dizaine d’ouvrages dont « Ces amours qui nous font mal » (éditions Marabout), « Comment plaire en trois minutes » et « Comment guérir du mal d’amour » (éditions Leduc). Patricia Delahaie nous fait l’honneur aujourd’hui de répondre aux questions de JRME.

JRME : Dans ton livre « Ces amours qui nous font mal » tu expliques que deux personnes d’un couple n’ont pas toujours les mêmes attentes. Est-il important d’avoir les mêmes attentes que son conjoint pour avoir une vie de couple parfaite ?

Patricia Delahaie : Une vie de couple parfaite, ça n’existe pas et heureusement. Il y a toujours des frottements, des différences à harmoniser mais justement tout le plaisir est là : celui de chercher à se comprendre, de s’éloigner, se rapprocher, s’ajuster. Un couple parfait serait figé. Un couple heureux est vivant. En début de rencontre, c’est la même chose : on arrive avec des attentes particulières qui parfois sont les mêmes, parfois différentes mais peu importe… Ce qui compte ? Que chacun puisse bouger, faire un pas puis un autre pour réussir à faire coïncider « nos » objectifs. Certaines attentes sont inconciliables dès le début : un homme marié qui ne veut pas quitter sa femme et une grande amoureuse qui rêve d’une vie à deux : un célibataire endurci et une femme qui a envie de famille ; une femme très désirante et un homme à faible libido, etc. Va-t-on pourvoir se rejoindre ou s’agit-il d’attentes incompatibles qui nous feront souffrir ? Il faudrait savoir se dire au revoir assez vite quand on ne parvient pas à se mettre en phase…

Ma copine vient de me plaquer. Est-ce que je peux envisager une (future) vie de couple avec une personne qui m’a plaquée un jour ?

Patricia Delahaie : Tout dépend des raisons pour lesquelles elle est partie. Parfois il s’agit d’une manœuvre de réajustement. Elle n’a trouvé que ce moyen de se faire entendre, de frapper un grand coup (au figuré bien sûr) pour dire que ça ne peut pas durer comme ça. Cet électrochoc est destiné finalement à faire évoluer le couple. Là, à conditions de tenir compte de la souffrance exprimée et de savoir faire des concessions, on peut reprendre la vie commune. En revanche, si elle revient « faute de mieux » (finalement mon nouvel amant était décevant), par coquetterie (pour s’assurer que tu l’aimes toujours mais sans profondeur de sentiments) ou si elle est peut fiable (on ne peut pas lui faire confiance) alors non, c’est fini !

Je me fais toujours larguer, devrais-je consulter un psy ou j’ai de la malchance ?

Patricia Delahaie : Là encore, tout dépend des raisons pour lesquelles on est toujours quitté. Parfois, on ne sait pas rompre alors on s’arrange pour que l’autre s’en aille. C’est une stratégie de rupture comme une autre, à condition de ne pas se raconter ensuite, qu’on est une victime. De la malchance ? Non, mais peut-être une inexpérience et un cœur d’artichaut. Tu tombes amoureux de la première jolie fille venue et ensuite tu confonds désir et amour…

J’aime les femmes riches, belles et intelligentes, dois-je arrêter de regarder les Feux de l’Amour sur TF1 ? Plus globalement, dois-je chercher le conjoint idéal quitte à ce que ça me prenne des années ?

Patricia Delahaie : Tout le monde aime les princesses et les princes charmants mais… il faut savoir ce qu’on veut : avoir vite une femme, un mari, des enfants avec quelqu’un de sympa par exemple ou attendre la passion, le grand amour, le vrai… sachant qu’en effet cela peut prendre du temps surtout quand soi-même on est assez moyen. Et supportera-t-on d’avoir rencontré la femme idéale sans être jaloux de tous, sans douter de soi ? Trop belle pour moi, n’est pas que le titre d’un film c’est aussi une réalité

Je ne suis amoureux que des petites amies de mes copains. C’est grave ?

Patricia Delahaie : Grave ? Ce n’est grave que si l’on souffre de faire souffrir les copines, les copains ou soi même. Tomber amoureux dans cette histoire c’est de ne tomber amoureux QUE des copines de mes copains ». Comme si on ne voulait vivre que des amours impossibles. Comme si dès qu’une fille était disponible, elle ne convenait plus. A la longue, c’est tout de même un problème, une complication, des tourments inutiles. Derrière tout cela se trouve sûrement un manque de confiance en soi, une difficulté à se libérer pour une histoire d’amour à vivre vraiment, sans intermédiaire. Allez, un peu de courage pour s’intéresser aux filles jeunes, jolies et… célibataires. A moins que les plus attirants en fait soient… les copains que tu voudrais être ou aimer. Bien se connaître apporte toujours bien des réponses.

Je souffre affreusement à chaque rupture. Existe-t-il un remède de grand-mère pour aller mieux instantanément ?

Patricia Delahaie : On peut essayer l’arnica mais je doute que ça fonctionne contre les bleus à l’âme mieux vaut déjà arrêter les galères annoncées : filles imprenables, déjà engagées, celles qui adorent allumer, faire souffrir, qui ne pensent qu’à leur ex, etc.

Tu dis « L’amour et l’engagement sont vécus comme des prisons ». J’ai la phobie de l’engagement. Devrais-je m’acheter un chien et m’installer seul dans le Vercors ? Sinon dois-je annoncer ma phobie à ma partenaire dès le début de la relation ?

Patricia Delahaie : … Sont PARFOIS vécus comme des prisons. Oui, le Vercors ou annoncer la couleur. Il est toujours payant d’être honnête et, au moins, la prochaine victime saura à quoi s’attendre, se jettera dans la gueule du loup en toute connaissance de cause la pauvre…

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Je n’aime que les femmes dominatrices, mais cela créé un conflit permanent dans le couple. Comment m’en sortir ?

Patricia Delahaie : Eh bien, te soumettre platement, sans faire de vagues ou bien entreprendre une psychothérapie pour sortir de cet éternel schéma.

J’ai 35 ans et je papillonne de femmes en femmes au lieu de me mettre en couple. Ai-je le démon de 10h45 ? (cad le démon de midi, moins 15 ans, ok c’est mon côté blague carambar)

Patricia Delahaie : C’est drôle le démon de 10h45… Tout le monde papillonne plus ou moins en début de vie amoureuse. Mais 35 ans c’est le début ou un côté ado attardé ou les conséquences d’une peine de cœur pas encore guérie ? Mais tout le monde n’est pas fait pour le couple. Autant le savoir et éviter de s’enkyster dans un couple qui ne serait pas fait pour soi.

Patricia Delahaie donne également des consultations à Paris : bilan amoureux, aide psychologique après rupture, thérapie de couple… Prise de rendez-vous au 06 60 16 56 30.

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